Me and the Other
Daltonien du réel
(Couplet 1)
Nuit blanche, jour sombre,
le temps s’est trompé d’ombre,
Je marche éveillé dans un sommeil public,
Le cœur en veille, les rêves en grève civique.
Parapluie sans pluie,
comme une prière sans dieu,
Je me protège d’un ciel
qui ne tombe plus des cieux.
(Pré-refrain)
Les horloges mentent avec précision,
Chaque seconde est une négociation,
Je cherche le vrai dans l’angle mort,
Mais le sens s’excuse, il arrive en retard.
(Refrain)
Lunettes de soleil sous la pluie,
Je regarde le monde à contre-vie,
Tout est trop clair quand tout s’effondre,
Je suis daltonien face aux couleurs du monde.
Lunettes de soleil sous la pluie,
Je vois des vérités qu’on nie,
Le noir et blanc se font la guerre,
Je suis daltonien… mais lucide à ma manière.
(Couplet 2)
Les certitudes parlent fort,
les doutes pensent en silence,
J’ai appris à lire l’absence
comme une forme de présence.
Jour sombre, nuit blanche,
les repères prennent la tangente,
La logique fait des claquettes
sur une scène vacillante.
(Pont (métaphysique))
Si voir c’est déjà choisir,
alors je choisis de ne pas croire,
Les couleurs sont des conventions,
Des accords passés avec le regard.
Le vrai n’est peut-être qu’un angle,
Une fatigue de la lumière,
Et la conscience, un vertige
entre le sens et la poussière.
(Refrain)
Lunettes de soleil sous la pluie,
Je regarde le monde à contre-vie,
Parapluie sans pluie sur l’âme,
Je traverse l’époque en désaccord avec ses flammes.
Lunettes de soleil sous la pluie,
On me dit : « choisis ton camp, choisis ton cri »
Mais je vois rouge quand on dit blanc,
Je suis daltonien… donc profondément vivant.
(Outro)
Nuit blanche, jour sombre,
Peut-être que le monde se trompe,
Et si je ne vois pas les bonnes couleurs,
C’est que la vérité n’a pas encore trouvé sa couleur.
